27 juil, 2009
Votre vie sentimentale, dans 5 ans
Posté par: Guewen Dans : Ce n'est pas Ted, c'est Robin
A l’orée de la trentaine, en y regardant de plus près, je me rends compte qu’il y a des phénomènes cycliques, dont la vie sentimentale.
C’est relativement logique en somme, nos 25 premières années sont réglées comme des horloges sur nos études, plus on grandit plus on s’éloigne du foyer familial, plus le cercle social s’aggrandit. Après avoir coché la case « études » et commencer à mettre sur les rails la case « travail », on peut enfin se focaliser sur la case sentimentale.
Donc oui, tes week ends d’été se remplissent de mariages, les derniers courriers que tu as reçu qui n’étaient pas des factures étaient des faire parts de naissances et de mariages, quand tu vas en soirée, tu commences à te retrouver un peu seul encore célibataire et à paranoïer quand tu connais la tendance de tes potes à te présenter leurs potes célibataires pour te sauver de la débauche (et surtout pour avoir le debrief le lendemain matin).
Rien de bien dramatique dans le fond, sauf que du coup tu te rends compte que le cercle commence sérieusement à se refermer, et pourtant t’aurais du savoir. Mais soit, je vais t’aider.
Quand tu as 15 ans, tout empreint d’hormones et au firmament de ta puberté, tu roules tes premières galoches et cherches frénétiquement celle ou celui avec le ou laquelle tu pourras t’amuser sous la couette, dans une espèce de course folle. Sentimentalement, ta case à cocher, enfin à décocher plutôt, c’est ta virginité.
Grossière erreur.
Dans ton empressement, tu omets de te dire que dans pas mal de cas, la première fois, c’est pas top.
T’as eu beau te documenter, en parler avec tes copains / copines, essayer de trouver quelqu’un qui l’a déjà fait, sauf rares cas, ce sera bien plus complexe que tu ne le pensais.
Prends donc ton temps.
Parce qu’à 20 ans, la course sera finie, tu seras à la fac ou mieux (NDA : pour ta vie sexuelle), en école d’ingé ou de commerce, et là, la pression retombée et avec ta petite expérience en poche, tu auras tout le loisir d’en profiter.
Là le piège, c’est qu’emporté dans ton élan et dans ce tourbillon des possibles, tu t’es fixé comme case sentimentale à cocher la multiplicité, jeune fou.
Ce que tu ne sais pas encore, c’est qu’à 25 ans, ton premier vrai boulot en poche, ton indépendance chèrement dépensée dans un loyer hors de prix et des soirées éthyliques, tu te rendras à l’évidence : tu as profité certes, mais tes comparses plus prévoyants, un peu moins prompts à la collection auront glanés les meilleurs morceaux.
Et au moment où tu commenceras à lever la tête, à envisager de cocher la case « histoire sérieuse » de ta vie sentimentale, tu seras bien embété(e).
Parce que oui, entre 25 et 30 ans, ça se complique.
Car oui, pendant que tu t’amusais, les autres ne t’ont pas attendus, et dis toi que tu vas rencontrer :
- Des gens maqués, mais du genre bien, et vu que tu restes quelqu’un de bien, tu t’inclines et tu passes ton chemin.
- Des gens plus jeunes, et qui sont comme toi à leur âge à profiter de la vie.
- Des gens plus vieux, et qui dans une espèce d’envie de rentabilisation envisagent tout de suite les cases d’après.
- Des gens qui après une longue période de couple sont revenus à un mode de consommation assez élevé ou à l’inverse en sont revenus (mais avec un peu de patience, ça vaut toujours le coup de prendre un numéro).
- Quelques rares gens dans ton état d’esprit, mais ne t’enflammes pas, c’est rare. J’ai dit très rare.
Après, j’en sais rien, enfin si, j’en ai une vague idée, mais on va arréter là les stéréotypes (et les divagations autobiographiques).
Voir aussi :
- Votre vie après une rupture, dans quelques temps
- Votre amour de jeunesse, dans 65 ans
- Le texto de trop
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