Prospectivite

16 avr, 2011

The Ardeche’s Chronicles

Posté par: Guewen Dans : Note interne

OK, OK, il n’y a rien eu d’épique dans ma semaine de vacances Ardéchoises, mais « Les Chroniques de l’Ardèche », ça a quand même une autre gueule que « Farniente Au Milieu de Nulle part ». Quant à l’anglais, c’est pour renforcer le côté dramatique de la chose, parce que dit avec une grosse voix ayant abusé du whisky et des cigarettes comme nos amis outre atlantique savent le faire dans leurs bandes annonces au cinéma, ça a toujours plus de classe.

J’ai donc filé à l’anglaise au milieu du mois d’avril pour ne rien faire sous une pergola baignée par le soleil méridional, entouré d’oliviers en compagnie de ma douce.

Pas d’internet, à peine un filet d’Edge en tendant le bras après avoir grimpé au sommet d’un arbre aux heures où le satellite dessert la zone. J’avoue que les premiers jours, ça n’a pas été facile, le summum de la frustration pour un hyper connecté dans mon genre ayant été un soir, alors que je me hasardais à checker mon appli Facebook en sirotant un verre de Saint Joseph et que je voyais le jeu Magnum faire le buzz (comme disent les jeunes) sans pouvoir voir en quoi il consistait. Ces salopards de « Facebook m’a tuer » ont bien raison de se fouttre de notre gueule tiens.

Heureusement, il restait France Inter et Le Monde papier pour nous maintenir sous perfusion d’informations. Allez je confesse, on a zappé sur la TV aussi, mais pas de quoi nous faire regretter d’avoir renoncer à la redevance audiovisuelle.

L’Ardèche, c’est donc un pays blanc, orange, vert et bleu, voire rouge.
Blanc comme la roche qui affleure ci et là dans de jolis défilés et qui habille les mas accrochés au flanc des collines.
Orange comme ces tuiles qui garnissent les toits de ces mêmes mas, quand même plus sympa et moins glauque que ces ardoises noires qu’on voit partout au dessus de la Loire.
Vert partout, sur les arbres, à l’apéro pour les olives, sur les murs avec ces pieds de vignes qui montent sur les tonnelles.
Bleu parce qu’on a du compter les nuages sur les doigts de nos mains.
Rouge comme la peau de parigot blond de ton humble serviteur après une heure sous le cagnard.

L’ardéchois est un type un peu fier, qui te défie du regard quand tu le croise en voiture sur une route trop étroite. Au début tu te ranges en baissant les yeux, puis tu prends la confiance en frôlant son retro une goutte perlant au coin du front, et à la fin tu t’arrêtes à sa hauteur pour lui demander comment il va et où en sont ses oliviers (l’ardéchois a TOUJOURS un bout de terrain avec des oliviers).

En Ardèche, on entend les oiseaux chanter, le vent caresser la cime des arbres et un type bricoler. C’est effrayant pour quelqu’un qui sait à peine planter un clou comme moi, mais il y a toujours un ardéchois ou une ardéchoise pour bécher, planter, monter, fabriquer, consolider, construire. Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme par ici plus qu’ailleurs.

Dans le grand rien qui remplissait mon agenda, j’ai quand même réussi à glisser un peu d’écriture entre 2 ballades contemplatives, et à accoucher du deuxième chapitre d’Allongé(e)s. Ne te fourvoies donc pas en me voyant remplir à nouveau ton lecteur RSS ces prochaines semaines, je ne suis pas devenu hyper actif, j’ai juste pris de l’avance pendant ma farniente.

Voir aussi :


1 Commentaire pour "The Ardeche’s Chronicles"

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juillet 13th, 2012 à 15 h 26 min

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Merci pour votre article très intéressant qui m’a beaucoup touché.
Continuez ainsi

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Prospectivite ?

Parce que je suis un grand bavard tout seul dans ma tête, et qu'à la fin, j'en ai assez de me demander pourquoi.