Prospectivite

08 août, 2009

Parler à votre taxi, pour votre prochaine fois

Posté par: Guewen Dans : Divers

Lorsque mon chevalier servant roux préféré ne m’amène pas un peu partout sur sa cholie moto et que j’ai la flemme de galérer dans le métro sur mes béquilles, je prends le taxi. Oui c’est un peu bourgeois là comme ça, mais vous feriez moins les malins après 1 mois et demi de béquilles, bande de bipèdes.

Eduqué à la rude parmis des amis qui passaient plus de temps au téléphone avec ma mère que moi, j’ai pris quelques notes pour essayer de faire papoter les gens pendant ces rencontres jettables. Le taxi est donc devenu mon terrain de jeu préféré cet été, afin d’atteindre le niveau d’un certain A. S., maitre incontestable en la matière (t’as qu’à bloguer ou twitter si tu veux un lien, espèce d’awebsocial).

Le taxi, c’est pas très compliqué dans le fond, surtout que souvent, il aime bien parler tout seul quand même. Mais vous êtes plus forts que ça, il vous faut prendre la main, sinon, c’est moins drôle, et il vous amènera souvent sur des sujets douteux. Quelques idées pour lancer la machine.

Son statut : salarié genre G7 ou indépendant .
Un classique, peut être même un peu trop facile. Votre chauffeur devrait normalement vous peindre les compagnies de taxi comme des monstres infames exclavagistes. Vous pouvez le relancer un peu en lui demandant le prix de la license, et là c’est la préfecture, l’état, l’Europe et l’administration en général qui vont en prendre pour leur grade. Si vous êtes bons vous devriez tenir 10 à 15 minutes, et en plus vous apprendrez des trucs.

Les 2 roues :
Que ce soit le scooter qui fait n’importe quoi ou le Velib qui grille les feux et le ralenti sur les voies de bus, votre chauffeur a forcément une opinion assez tranchée sur le sujet, et généralement c’est corsé.
Vous pouvez animer un peu le débat avec des notions écologiques ou économiques (quel impact a le Vélib sur son business, par exemple), l’avantage du sujet c’est qu’il est interactif, vous trouverez bien un ou une loulou(te) pour vous donner quelques preuves par l’exemple en cours de route. Entre 5 et 10 minutes suivant l’heure (spécial bonus avec le Velib bourré à 4h du mat).

Sa vie avant le taxi :
Le peu de fois où j’ai réussi à aborder le sujet, c’est généralement plutôt fun, voire improbable, à vous faire croire qu’être taxi est une sorte de voie de la rédemption. C’est rarement une vocation, encore plus rarement un sacerdoce, le taxi a un regard acerbe sur l’évolution de notre société, sur les gens, sur sa ville, une mine d’or pour écrivan en panne d’inspiration.
Là, ça peut durer des heures, à vous donner envie de lui payer un verre pour qu’il continue.

Votre quartier :
En lui disant que vous venez d’aménager et s’il connait un peu, vous pouvez partir dans un vrai cours d’histoire, avec un vieux de la vieille, on apprend des trucs de fou, avec visite guidée à la clé. La durée dépend directement de la connaissance du taxi, mais ça reste un de mes sujets préférés et assez facile à amener.

Il y en a un paquet d’autres, si on évite les éccueils de la discussion politicarde, ça peut vraiment rendre un trajet agréable, pour lui comme pour vous : vous aurez appris des trucs, il aura pu vider un sac.
S’il est vraiment à donf, vous le verrez en ce qu’il cherche votre regard dans le rétro, soyez cools, rendez le lui.

Voir aussi :


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Prospectivite ?

Parce que je suis un grand bavard tout seul dans ma tête, et qu'à la fin, j'en ai assez de me demander pourquoi.