Prospectivite

27 mar, 2011

Où il est question d’écriture

Posté par: Guewen Dans : Note interne

Si tu te souviens bien, on avait parlé de la nouvelle que j’avais écrite dans le cadre du concours Plume d’Agence, courant octobre.
Si tu me suis sur Twitter (oui, je racole), tu as du y lire que mon humble participation à ce concours serait  publiée début avril, avec 10 autres auteurs issus du joyeux monde de la communication.
Si tu as été attentif sur Twitter et même sur Facebook, tu as aussi du voir que pris dans cet élan formidable, j’avais commencé à écrire un roman pour un concours sur l’excellent site WeLoveWordsles 5 lauréats envoyaient plutôt du gros.

Ces 2 sujets sont un peu liés, non pas que je me sois mis en tête de devenir écrivain, je laisse ça aux gens qui ont du talent et de la patience, mais plutôt parce que pour la publication de ma nouvelle, on m’a demandé si j’avais d’autres projets d’écriture en cours.
Vu que j’avais ce projet de roman en tête, que j’ai parié avec 2 très bons amis que pour novembre je l’aurai fini et que j’aime bien me mettre la pression tout seul, j’ai dit à l’éditeur que je comptais publier le roman sous forme d’épisodes sur ce blog.

Bien entendu, c’était en décembre, j’étais plein de motivation, de bonnes intentions, j’avais écris le synopsis, le premier chapitre, utilisé plein de fois le dictaphone de l’iPhone, pris plein de notes dans un petit carnet… tous ses trucs pas trop chiants qui rendent un projet de ce type intéressant quoi.
Restait donc plus qu’à s’y mettre, et un peu comme pour la nouvelle mais en pire parce que je n’avais pas de vraie échéance, tu commences à me connaitre, je n’ai rien fait.

En fait, si, j’ai un peu une échéance, puisque la sortie du reccueil de nouvelles aux Editions  de la Table Ronde sera pour le 6 avril et que si je veux pas avoir l’air d’un con si un type s’intéresse un peu à mon projet (on sait jamais), va falloir m’y mettre.

Bref, voilà ce que je te propose : je vais publier des passages d’Allongé(e)s (c’est le titre de ce truc qui sera peut être un jour un roman) tous les 15 jours environ et ça commencera cette semaine (oui, je sais, je racole ET je fais du teasing), et au milieu de ça un PDF de ma petite nouvelle « Le Jour, l’Heure et le Lieu ».
T’es pas obligé d’être d’accord hein, mais tu m’accorderas que c’est toujours mieux que de pas poster pendant 3 mois.

Et puis tiens, puisque j’y suis là à m’enflammer pour des projets, je suis aussi assez content parce que Julien Lecat, qui est un super réal hachement bien (même s’il n’a pas beaucoup de cheveux) cherche un texte pour tourner un court métrage, et que justement, Le Jour, l’Heure et le Lieu, ça a l’air de le botter, ce serait assez fou non ?

Sur ce je te laisse, j’ai beau avoir un peu d’avance sur les prochaines publications, va falloir que je me mette à ce chapitre 2, et à tous ceux qui suivent.

31 déc, 2010

Bye Bye 2010

Posté par: Guewen Dans : Note interne

Il se dit dans les milieux autorisés que ce soir, passé minuit, on sera en 2011, qu’il faudra faire de bonnes résolutions, se faire des bisous sous du gui (pendant 2 secondes, j’ai pensé faire une blague foireuse avec le prénom Guy, genre « perso, je connais pas de Guy », mais il faut croire que je muris, n’est ce pas), se baffrer de foie gras tout en travaillant sa crise de foie (oui, celle ci est un peu plus élaborée, alors je me la permets), danser sur de la musique des années 80 (je vieillis, alors je danse sur de la musique des années 80,  faudra que j’en parle à mon psy, de ça et de mon problème à mettre des parenthèses partout).

C’est vraiment dommage que je n’ai pas publié la suite du guide de Jean-Michel qui veut faire la Fête, parce que le réveillon, ça aurait été une bonne occaze, mais je suis certain que tu t’en sortiras sans ce bon vieux Jean-Michel, après tout, tu ne l’avais pas attendu pour changer de calendrier, et tu as bien raison.

Elle était bien cette année 2010, tellement bien qu’elle me sert d’excuse pour t’avoir délaissé (un principe de base du blogging, j’ai noté, c’est de se chercher de bonnes excuses pour ne pas poster assez souvent, je suis super fort à ça).

En fait, je dois t’avouer, j’écris ailleurs.

Oui je sais, c’est dégueulasse, un peu comme si je te trompais, mais en fait c’est pour pas t’ennuyer, parce que j’écris pour parler de mon travail, même si parfois c’est rigolo, globalement c’est bien plus sérieux qu’ici.
Au pire, j’écris aussi sur ce truc trendy depuis 2 ans donc déjà has been qu’on appelle Twitter, même si pour un type comme moi qui aime les longues phrases avec plein de virgules et de parenthèses dedans, 140 caractères, c’est peu.

Alors on va faire quoi en 2011 ?
J’en sais fichtre rien, je vais peut être enfin refaire le design de ce bazard, poster ma nouvelle (je peux toujours pas, même si je crois que le concours est mort, en fait), en écrire une autre, faire plus de guides de Jean-Michel et Martine, quelques questions de Kevin, trouver une autre rubrique à la con dans laquelle je ne posterai jamais assez… comme l’an passé quoi.

Parce que oui, c’est aussi ça les fins d’années, un tas de voeux pieux qu’on ne réalisera pas.

01 nov, 2010

Celui qui voulait écrire une nouvelle

Posté par: Guewen Dans : Note interne

Quand tu te dis que tu commences à écrire un blog, tu te mets une espèce ce pression à toi même, surtout quand tu te poses un peu trop de questions, comme moi. Là concrètement, en ce moment, je me dis que j’abuse, que je devrai écrire plus souvent, y a parfois des gens qui viennent, quand même, tu déconnes quoi. Bref.
On avait déjà parlé de mon penchant psychopate par là.

Parce que je suis un peu maso, et surtout parce que ça faisait longtemps que ça me titillait le bout des doigts et m’occupait les insomnies, je me suis mis en tête de participer à un concours de nouvelles.
C’était y a presque un an, le concours n’était pas contraignant sur le thème, la longueur et le pedigree à afficher, alors je me suis dit que c’était la bonne occaze de me lancer. Je me suis inscrit, j’ai téléchargé le dossier et j’ai acheté un petit Moleskine avec un feutre pour y noter mes quelques idées.

Parce que ce blog aurait aussi pu s’appeler « Procastinationite.com (ça sera mieux demain, ou après demain) », au moment où j’aurais pu voire du commencer à me mettre derrière un ordi à tapoter sur Word, je n’ai rien fait.
C’était environ 5 jours après cet élan de motivation, plein de bonne volonté stakhanoviste.
J’avais pourtant tout pour commencer hein, que ce soit bien clair : les quelques règles du jeu, le joli calepin gribouillé de quelques idées bien posé à côté du lit des fois que pendant la nuit un éclair de génie surgisse entre 2 ronflements (tu sais, ces idées géniales sur le coup qui deviennent complètement nazes le matin venu), tout ça.
J’avais le sujet bien en main, y avait plus qu’à, comme on dit.

Je te passe les mois suivants, où je retombes parfois sur le calepin au hazard d’une session ménage, sur le mail avec le dossier d’inscription au détour d ‘une recherche quelconque ou encore sur un ami à qui j’aurais parlé de ce projet qui me demande où ça en est. Bref, tous ces moments culpabilisants (je suis très fort en self-culpabilisation, j’te dis) mais qu’en bon professionnel de la chose procastinatrice, je sais écarter d’un « j’ai encore le temps, ça va oh hein, c’est bon quoi ».

Le problème, c’est que la date du rendu, cette fourbe, elle ne bouge pas.
Enfin si, elle bouge, puisqu’ au moment où je me disais qu’il ne me restait plus que 15 jours et qu’il fallait que je m’y mette, j’ai reçu un mail de l’organisation m’indiquant que la date était décalée de 15 jours.
Si tu imagines que j’en ai profité pour prendre de l’avance sur mon retard (c’est un concept intéressant, tu en conviendras), je t’invites à relire le paragraphe précédent.

Au final, j’ai commencé à écrire ma nouvelle 7 jours avant la date du rendu.
Pour me rassurer, je me disais que c’était bon, j’avais tout, j’avais plus qu’à écrire, c’était bien clair dans ma tête, trop facile, je m’y mets et pif paf pouf en 2 jours on n’en parle plus.
Je décide donc de pourrir un week-end à ma douce en faisant l’autiste, bien calé sur mon petit bureau en bois avec cette petite lampe 70s que t’as vu j’ai trop l’air d’un écrivain quand j’ouvre Word et que je mets mes doigts sur les touches QSDF MLKJ, le casque sur les oreilles, l’objectif de 10 pages bien dans le viseur.

Là, je regarde le petit curseur clignoter, j’attends je sais pas trop quoi, comme si mes doigts allaient commencer à courir sur le clavier sous l’impulsion magique de ce truc mystérieux qu’on appelle l’inspiration.
Au bout de 2 minutes, je me dis qu’il faut que je me fasse un café (bah oui, le mug de café, c’est ça qui manquait à ma panoplie du parfait écrivain wanabe), que je choisisse une musique de circonstance et que  je checke une dernière fois Facebook et Twitter (vu que j’avais écrit que je commençais, on sait jamais, j’aurai pu avoir des messages d’encouragement quoi) et que je vérifie que l’interlettrage c’était bien 1,5 et que quand on dit X milliers de signes c’est bien espaces compris.
Une heure plus tard, ce fouttu curseur continue de clignoter, toujours aussi seul.
J’ai bien du commencer 10 embryons d’introduction et assomé autant de fois la touche « DEL » de mon index droit inquisiteur, mais concrètement, là, y a rien.
Deux heures plus tard, je fais le compte des gens à qui j’ai dit que je le faisais (et qui m’ont encouragé, les salauds), histoire de voir à quel point je perdrai la face si j’abandonnais.
Finalement, je  me lance dans une scéance d’auto flagellation et je me lance pour de vrai.
4 heures après, j’ai écrit une page, je la relis, la faire lire à ma douce, et je la jette (le truc pas cool avec l’édition moderne assistée par ordinateur, c’est qu’on perd le côté classe de la feuille froissée et jetée par dessus son épaule).
Le truc que j’avais en tête depuis le début ne fonctionne absolument pas, bien joué l’apprenti artiste.

J’en parle avec elle, et parce qu’elle est géniale, elle trouve un truc pas idiot du tout pour garder la thématique mais en faire un truc digeste.

Je m’y remets, et en 3 heures, je tombe en 7 pages les 3/4 de ma nouvelle, on relit et comme ils diraient du côté du Quebec, c’est pas si pire.
Le lendemain, je boucle une version beta destinée à quelques amis proches, quelques jours et quelques debriefs plus tard, je finis, j’imprime et j’envois.

C’est loin d’être génial, c’est archi perfectible, mais ça ira pour cette fois, de toute façon je n’avais plus le temps,  j’aurai toujours l’excuse du débutant (l’autre défaut majeur du procastinateur étant sa faculté à se trouver des excuses).

Ecrire une nouvelle, ça n’a rien à voir avec faire le guignol sur ce blog en quelques centaines de mots, une fois de temps en temps.
Ca m’a vraiment fait me sentir tout petit, avec un respect infini pour mes quelques connaissances auteurs de romans, de BD ou scénaristes. Spéciale dédicace aussi aux éditeurs, quand je vois la patience de celle qui partage ma vie alors que phrase après phrase, elle corrigeait mes fautes d’orthographe, de conjugaison, de grammaire et de sens (tu sais, ces trucs relous qu’on te saoule au collège avec), jusque tard dans la nuit parce que je n’avais pas été capable de m’y prendre un minimum à l’avance.

Oui, peut être que l’an prochain je participerai à nouveau, mais en attendant, je vais me contenter de t’abreuver toi un peu plus régulièrement, tout en faisant gaffe à tous ces trucs que j’ai appris ces 7 derniers jours sur le fait qu’écrire, c’était pas un métier pour rien.

02 oct, 2010

Le sac de paternité

Posté par: Guewen Dans : Divers

Quand on passe le quart de siècle, on ne cale plus ses étés en fonction de ses vacances, mais en fonction des mariages de ses amis.
Quand on approche la trentaine, on voit l’automne comme une douce réponse au dernier hiver et l’arrivée des bambins conçus à cette époque où il fait bon trainer sous la couette en bonne compagnie.

Je dois être un type qu’on pense à peu près responsable, voire même adulte, puisque deux excellents amis ont pensé à moi pour parrainer leur progéniture à venir.
Il ne se sont pas concertés, et pourtant ils ont tout fait en même temps, et d’ici la fin octobre, j’aurai la noble responsabilité de deux filleuls. J’ai parié sur la pleine lune du 23 octobre pour ces heureux évènements (c’est cool en plus, c’est un week end).

Avec l’un des futurs papas, nous avons pensé à un mode de parrainage particulier, ni civil, ni religieux, mais « de comptoir ».
Soyons clairs, votre parrain, votre marraine, sauf quelques exceptions, ça fait belle lurette que vous n’en avez pas vu le bout du nez, et même souvent, vous en voyiez surtout le bout du chèque.
Là non, l’idée c’est que si le bambin en a envie, je sois disponible pour boire un banga (de 0 à 14 ans), un monaco (de 14 à 16 ans), une bière (de 16 à 20 ans) ou un whisky (après 20 ans). C’est moins cher qu’un psy, et en plus on est assuré d’avoir un debrief à la fin.

Je suis les dossiers de près,  j’ai préparé les profils Facebook et Twitter (j’attends d’ailleurs les premières vraies photos, parce que les echos, c’est pas terrible), ouvert un compte épargne rien que pour eux (il parait que ça coûte cher, tous les ans, ces trucs là) et acheté les livres de Laurence Pernoud.

Tout ça met quand même un peu la pression, j’ai envie d’être un parrain cool, et surtout il y a un rôle caché là dedans : s’occuper du  père.

En les voyants s’affairer à préparer le sac pour la maternité, posé bien en évidence devant la porte d’entrée, la anse prête à  être attrapée à la volée le moment venu, et en repensant au déroulé des évènements, je me suis dit qu’il y avait un truc auquel on ne pensait pas là dedans (même Laurence Pernoud), c’était le bon vieux père, se retrouvant seul chez lui alors que madame est coincée à la maternité, le nouveau venu à portée de main.

J’ai donc imaginé un sac de paternité, que j’ai moi aussi mis dans mon entrée, et que j’ai garni des choses que je juge utiles d’avoir sous la main quand on vient d’avoir son premier enfant, qu’on pleure de joie et qu’on réalise pas encore trop ce qui vient de se passer.

Dans ce sac, j’ai donc mis :

  • Une bonne bouteille de whisky, du genre de celle qu’on ne boit pas avec un coca, parce qu’il faudra au moins ça.
  • Des cigares, parce que ça aide à se sentir vieux, et que ça va bien avec le whisky sus-nommé.
  • Un caleçon et une brosse à dent, parce que je vais pas les laisser dormir seuls, ces bougres.
  • De l’Alka Seltzer et de la Vitamine C, parce que bon, hein.

Je sais bien que fort probablement, ils préfèreront dormir près de leurs douces et ils auront bien raison, mais ça fait aussi partie de mon rôle d’être prêt à enfourcher mon scooter à l’annonce de l’heureuse nouvelle s’ils en ont envie.

Je serai donc le parrain de comptoir de leurs enfants, sans doute parce que je suis déjà depuis quelques temps leurs pote de comptoir, tout simplement.

Jean-Michel est un homme comme vous et moi, d’ailleurs, si c’était une femme, on l’appellerait Martine.
Parce que Jean-Michel se retrouve parfois dans des situations où il doute, où il a besoin d’avoir des réponses, et que Google ne peut pas toujours lui être du meilleur secours, il a besoin des conseils d’un autre Jean-Michel, et ici, en l’occurrence, ce sera ton humble serviteur, Jean-Michel parmi les Jean-Michel (si j’insiste sur ce point, c’est que j’adore dire Jean-Michel, ça a un côté rétro / moustache / bobo terriblement tendance, merci à un certain Patrick M. d’être une intarissable source d’inspiration pour le Jean-Michel blogueur que je suis).

Aujourd’hui, on va aider Jean-Michel à festoyer dignement avec ses amis (je dis on, parce qu’on a tous envie d’aider Jean-Michel, parce qu’on est tous des gens sympas prêts à aider son Jean-Michel* de voisin, c’est mon côté bisounours).

Soyons clairs, on n’organise pas la boum de ses 10 ans de la même manière que son pot de départ à la retraite, alors pour aider Jean-Michel, on va découper ça en fonction de son âge.

Organiser la boum de ses 10 ans.
A 10 ans, on a tous envie de faire une bonne grosse boum histoire de danser un slow avec Jennifer (pour ceux qui ne suivent pas, quand on a 10 ans de nos jours, on s’appelle forcément Kevin si on met des pantalons et Jennifer si on met des jupes, cf ici) et de qui sait, pouvoir lui voler un piou et se proclamer amoureux (définitivement, on n’est quand même pas très fut-fut à cet âge là).

La préparation :
Réclamer de manière suffisamment fréquente et bruyante à sa pauvre mère qu’on veut faire une boum. Au besoin, casser quelques jouets et ne pas finir sa purée Mousline.
Maman est géniale, elle s’occupe de tout.

Les invités et la communication :
A part ceux que tu peux vraiment pas piffrer et que tu as envie de faire rager (oui, on dit « faire rager » à 10 ans, enfin en tout cas par chez moi, on dit ça), tu invites toute ta classe et quelques voisins.
Le bouche à oreille suffit largement, sauf si tu as une après midi arts plastiques libre que tu pourras mettre à profit pour faire de jolis cartons d’invitations. Ca fera plaisir à maman qui ne sait plus où mettre tes colliers de nouilles.

Le lieu :
Une bonne boum, ça se passe dans un garage ou un salon avec les volets fermés, avec une table pour poser le cake et le banga, des chaises pour que les filles puissent attendre les garçons et un mur pour que les garçons puissent s’adosser en attendant d’avoir le courage d’aller inviter une fille à danser.

Le jour et l’heure :
Un mercredi après-midi, jamais en été, parce que tes copains, ils sont pas là l’été (spéciale dédicace aux gens nés comme moi au beau milieu de l’été et n’ayant par conséquent jamais pu faire de boum, je suis sûr que ma mère avait prévu le coup).
Début 14h quand les papas et les mamans peuvent te déposer après la pause déjeuner , fin vers 18h, quand ils ou elles rentrent du boulot, bien contents d’avoir économisé la nounou pour une après midi et de savoir que tu as du suffisamment te défouler pour leur foutre la paix le soir.

Le boire et le manger :
Du cake et du banga, mais on l’a déjà dit.
Les plus fous iront jusqu’au Champomy, mais n’oubliez pas que sans alcool, la fête est plus folle.

L’après :
Laisser papa et maman faire le ménage, en jouant sagement avec tes nouveaux jouets dans ta chambre.

Organiser la teuf de son bac :
Le bac, c’est ton passeport vers l’indépendance. Si tu as déjà goûté aux joies d’une bonne cuite lors de soirées où tu étais officiellement chez ton pote qui était officiellement chez toi, tu sais que celle là, tu n’auras pas besoin de mentir pour la faire, et que papa et maman sont tellement content de te voir enfin quitter la maison / sont si fiers de toi qu’ils te laisseront faire ce que tu veux, du moment que tu ne rayes pas la voiture et que tu utilises un préservatif.

La préparation :
Avoir une présence régulière (mais tout est relatif) durant ta terminale, te gaver d’annales (du bac, espèce d’esprit tordu) à partir de juin et mettre un joli costume pour les oraux, ensuite, prier pour que ton académie n’ait pas atteint ses quotas et que tu passes de 3 à 15 en philo par un coup de baguette magique du recteur.

Les invités et la communication :
L’académie, dans sa grande mansuétude, se charge elle même de faire des listes plutôt claires et de les afficher à un endroit stratégique à cette période de l’année (généralement, devant ton lycée), pour les flemmards, il y a aussi le minitel et Internet (vivement le jour où ils enverront les invits par texto).
Je conseille vivement les affiches pour l’ambiance qui y règne, celle ci ressemblant étrangement à Twitter lorsqu’une grande marque envoie les invitations pour une soirée bloggeurs über cool : les invités y clament que c’est normal que leur travail soit récompensé ou qu’ils ne s’y attendaient pas, les recalés s’y plaignent que c’est vraiment dégueulasse ou indiquent que de toutes les façons, ils n’ont jamais aimé la dite marque qui leur fait donc payer.

Le lieu :
Tu trouveras bien un pote dont les géniteurs sont partis pour la préchauffe et une boite au nom un peu naze (pour moi, c’était le Rafal Flash, ça ne s’invente pas) à portée d’autostop.

Le jour et l’heure :
Si tu es brillant (ou chanceux, c’est selon), tu peux fêter ça dès le vendredi qui clôt la semaine d’examens, si tu l’es un peu moins, tu pourras faire la belle quelques jours après. Dans tous les cas, faire les 2 n’est pas proscrit.

Le boire et le manger :
Les rayonnages inférieurs des supermarchés regorgent de produits à forte connotation éthylique à un prix aussi raisonnable que le goût est douteux, mais vu que tu sais déjà mélanger du whisky et du coca dans une bouteille en plastique, tu n’as pas vraiment besoin de mes conseils pour cette partie.
Tu rempliras allègrement ton estomac de pizzas surgelés et/ou de curly, histoire d’avoir quelque chose à en faire ressortir.

L’après :
Comme tu es jeune et peu expérimenté, tu ne connais pas les mérites et bienfaits de l’Alka Seltzer, du coup, tu as mal, très mal.
Il va t’être terriblement difficile de passer à côté de l’interrogatoire parental suite à ta première cuite officielle.
Maman te demandera si tu n’as pas trop mal aux cheveux, papa si elle était jolie avec un sourire si tu es un garçon ou si tu l’as fait, l’air un peu anxieux, si tu es une fille.

Pour ta crémaillère à 25 ans, ta soirée entre (couples d’) amis à 30, celle à 45 et ton pot de départ à la retraite à 63 ans, tu vas devoir attendre un peu Jean-Michel, il se fait un peu tard pour terminer ce guide.

*L’utilisation abusive du Jean-Michel dans cet article a pour unique but d’installer la marque Jean-Michel dans ton subconscient (et qui sait, peut être dans Google, je serai tellement fier).
Quand on fait de la publicité on veut que le logo soit bien gros (il ne l’est d’ailleurs jamais assez), comme tu auras remarqué que j’ai une utilisation plus que limitée de l’iconographie ici bas, je suis bien obligé de faire avec ce que j’ai sous la main.
Ton oeil affûté aura d’ailleurs remarqué qu’il faudra travailler le branding de Martine une prochaine fois, tu peux me faire confiance.

Prospectivite ?

Parce que je suis un grand bavard tout seul dans ma tête, et qu'à la fin, j'en ai assez de me demander pourquoi.