Demain je dirai adieu aux 3 petits clous qui ont aidé pendant 6 mois mon petit peton à reprendre forme humaine suite à une sortie théâtrale peu glorieuse.
L’incident anodin s’est en fait révélé avoir des conséquences bien plus importantes que ce que le ridicule de la circonstance aurait pu laisser présager.
Dans l’heure qui a suivi, il a provoqué la rencontre d’un samaritain barbu et d’une samaritaine taxi G7euse qui depuis convolent ensemble en pleine romance.
Durant les premiers jours de ma convalescence, j’ai pu renouer avec un vieil ami acceuillant, hypersocial de la Motte Picquet, qui m’a mis face à mes doutes existentialistes à tendance prospectivistes, amenant directement à la création de ce blog, débutée dans son salon.
Les semaines d’immobilisme qui ont suivi ont logiquement calmé mes humeurs volages et amorcé une bonne partie des tribulations verbiales que j’ose exposer ici.
C’était aussi l’occasion rêvée de rencontrer Ted Mosby, de parfaire une culture cinématographique défaillante et d’engraisser Amazon aux dépends d’Hadopi (oui, je suis du genre à acheter mes CDs, et plein en plus).
C’était l’époque des virées en moto avec mon chevalier roux, les béquilles sous le bras, ustensiles s’étant avérés des plus pratiques pour se signaler de loin à mes comparses amateurs de rock en seine lorsqu’il fallait se retrouver dans la foule. L’ascension claudiquante de mes 5 étages sans ascenseur m’avait permis de me forger un torse d’acier, que les nécessités de l’hiver m’ont poussé à remplacer par quelques poignées d’amour chaleureuses.
J’ai aussi pu apprécier le calme de l’été parisien avec les quelques surbookés ou sans le sous qui erraient comme moi à la recherche d’une terrasse à mojitos ouverte quand la plupart d’entre vous se la coulait douce dans le sud.
Ça m’a surtout forcé à prendre le temps, j’avais presque oublié à quel point c’était bon.
Adieu donc, petits clous au final salvateurs, je ne pousserai pas le vice jusqu’à vous conserver dans un petit bocal, telle une relique de ces quelques mois si particuliers, faut pas non plus déconner.
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