Tu auras remarqué ô lecteur attentif et fidèle, qu’en ce moment j’ai la verve qui me pousse à l’écoute de titres relativement douteux, de ceux qu’on appelle communèment des bides.
C’est sans doute lié à une passion estivale pour le kitch (on y reviendra plus tard), et sûrement aussi parce que ça reste une source intarrisable d’inspiration pour qui aime se poser des questions sur la signification profonde de tout et n’importe quoi (comme ton humble serviteur).
Ce soir en cherchant un nouveau titre sur lequel passer quelques minutes en ta compagnie, je suis tombé sur une mine d’or : Bide et Musique et en particulier son top.
Après avoir parcouru les premiers titres, je me suis rendu compte qu’il y avait quelques trucs pour faire un bon bide, et sans s’attarder à des disgressions sur la partie musicale, qui consisteraient à porter des jugement subjectifs, il est devenu évident qu’un bide, ça tient beaucoup aux textes.
On va passer sur les tubes anglophones qui une fois traduits peuvent vous faire méchamment passer l’envie de les chanter, même en yahourt, pour se focaliser sur nos bons vieux bides français, la matière étant largement suffisante (on ne remerciera d’ailleurs jamais assez un certain D. Barbelivien pour sa contribution généreuse et passionnée au présent sujet).
Un bide, déjà, c’est une chanson qu’on connait tous, y a des variantes générationnelles certes, mais c’est quand même souvent un hit à la base.
Ce qui est marrant c’est qu’on connait, on fredonne, on danse dessus, mais on est quand même bien enclin à s’en moquer, mesquins que nous sommes.
Et la matière première de cette mesquinerie, c’est le texte, cette succession de rimes foireuses, cette mélopée déclamée avec force, candeur, et surtout sérieux.
La puissance d’un bide c’est de raconter des histoires ridicules avec conviction et aplomb, l’habillage musical faisant office de diversion, ce qui explique sans doute pourquoi l’auteur et le compositeur d’un bide sont souvent une seule et même personne, soulignant tout de même une certaine lucidité chez ces derniers.
Pour donner dans la statistique foireuse, je dirai même qu’à y regarder de plus près, 90% des bides parlent des choses de l’amour, que ce soit de belles histoires ou d’echecs cuisants importe peu.
Sans doute parce que c’est un des rares thèmes que l’on peut aborder d’une manière très sérieuse et complètement ironique à la fois, mais aussi parce que ce qui est beau dans l’intimité et sur le moment peut s’avérer absolument risible hors de son contexte, même avec force violons, nappes de synthés et breaks de batterie interminables.
L’amateur de bide n’aura donc pas besoin de musique pour en apprécieur la qualité, mais au final, ce qui est bon dans un bide, c’est de le chanter en bande, avec les mimiques qui vont avec, vous me l’accorderez.
Ce soir pour être tout à fait honnête (je suis plus à ça près ce week end), vous avez échappé à une étude de texte sur Destinée, Papa Pingouin, Partenaire Particulier ou encore Je te Survivrai, mais rassurez vous, ça pourrait vous tomber dessus, je vais pas me priver de quelques billets faciles.
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