Prospectivite

15 juil, 2009

Dans 2 ans, on n’aura jamais autant glandé au bureau.

Posté par: Guewen Dans : Dans...

Internet a toujours été un moyen efficace déguisé en bonne excuse pour glander au bureau.
On ne va pas se cacher hein, que celui qui ne consulte pas ses mails persos, son compte Facebook et divers blogs ou forums au bureau me jette la première pierre.

Je pensais à ça en faisant ma veille et en lisant cet article sur Mashable.  : Facebook Now the Internet’s Ultimate Time Waster, mais au final, c’est une fatalité : plus ça va aller, moins on va être productifs.

Quand j’étais au lycée, on me narrait le fait que nous étions passé d’une société agricole à une société industrielle, puis à une société de services.
Une autre évolution aidant, la plupart de ces fameux salariés du service se sont retrouvés derrière ou à portée d’ordinateurs, eux même de plus en plus connectés, de moins en moins limités en terme d’accès (je me souviens de mon premier travail en bureau avec une connection en 56kbps via téléphone facturée à la minute : glander sur le web c’était tricard).

Aujourd’hui donc, au bureau, on a le web tout le temps, avec un très peu de restrictions (vous en connaissez beaucoup vous des boites qui bloquent les accès aux médias dits sociaux ou qui checkent votre historique ?), et les occasions sont nombreuses d’utiliser ce temps pour faire tout sauf travailler.

Personnellement, voici mes vecteurs potentiellement non pro au bureau :
-Facebook : Au moins 2 connexions par jour, une le matin après ma lecture de mail pro, un autre le midi après la pause dej, et c’est le minimum.
-Twitter : j’utilise Twhirl, mais j’ai viré les notifications, et bien que je ne suive que 80 personnes, la lecture des tweets et le parcours de quelques liens peut facilement bouffer 5 minutes par heure.
-MSN + Skype + GTalk : j’ai volontairement limité mon temps de connexion et opté pour l’option « hors ligne » , pour moi, un des principaux leviers de décrochage de taf.
-Google Reader : là aussi quelques consultations par jour, le temps passé dépendant de l’intérêt de ce qui remonte. Là, je remercie la classification en mode « pour le suivi » qui me permet de revenir sur quelque chose d’intéressant, mais plus tard.
-Mails persos : quelques consultations par jour, sans doute le plus facile à limiter.
-Google : que ce soit pro ou perso, on a beau dire, on perd du temps sur les moteurs de recherche, il n’y a pas d’absolu en terme de bon résultat.
-LinkedIn / Viadeo : plusieurs connexions par semaine, en fonction des newsletters d’infos et des besoins pour le taf.

Bref, tout un tas de trucs, certains sont plus vicieux parce qu’ils « popent » (Twitter, MSN, voire votre lecteur de flux), le côté encore plus pervers étant que parfois la barrière entre pro et perso est subtile :
-Vous pouvez vous être inscrit à des newsletters de concurrents avec vos mails persos.
-Dans vos flux et amis MSN, Skype ou Twitter, il y a du pro et du perso.
-Viadeo et LinkedIn reposent sur votre profil perso, mais sont à vocation pro.
-Facebook peut aussi être un outil de travail (sisi).

On a donc de multiples raisons pour faire autre chose que du travail direct, mais en même temps de très bonnes excuses pour justifier le fait qu’on ne travaille pas directement.

Et ça ne va faire qu’empirer, notre société évoluant de plus en plus vers le service, le service étant de plus en plus informatisé, les sources d’information étant de plus en plus nombreuses.

Dans 2 ans, on n’aura donc jamais autant glandé au bureau.
Glander si on entend par là qu’on n’aura jamais autant fait de choses non directement liées au travail.

Le plus drôle là dedans ? C’est qu’il parait que ça ne nuirait pas à notre productivité, au contraire… le tout étant d’être raisonnable (et je vous invite à lire ceci, ceci et ceci).

Voir aussi :


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Parce que je suis un grand bavard tout seul dans ma tête, et qu'à la fin, j'en ai assez de me demander pourquoi.