Quand j’étais au lycée, mon prof d’histoire géographie m’expliquait que l’avenir du monde, c’était les nouveaux pays industrialisés, et qu’il faudra regarder de près du côté du Brésil, de la Chine et de l’Inde si on voulait rester dans le coup.
10 ans plus tard (oui, je commence à me faire vieux, d’ailleurs, t’aurais pu me féter mon anniversaire quand même), on nous parle toujours de mondialisation et tutti quanti, mais nous humbles occidentaux on garde quand même l’impression de maitriser encore les choses, même si ça commence à bouger.
Heureusement il y a des cartes comme celle ci : The Exploding Internet 2008 pour nous rappeler que le vent tourne.
250 millions d’internautes chinois (et moi et moi…pardon), c’est « juste » 19% de la population, c’est déjà plus que les américains connectés, sans doute plus que les européens.
Concrètement, quelles implications pour nous, utilisateurs occidentaux ?
La plupart des nouveaux services web naissent en langue anglaise (les Facebook, Twitter…), hors celle ci va bientôt être moins représentative au niveau mondial au profit du mandarin, est ce que demain ces nouveaux services ne naitront ils pas à l’est ?
Si on considère qu’en occident, la population connectée est relativement large, représentant plus ou moins bien les différents niveaux sociaux, que la fracture numérique (c’est devenu trendy ça aussi tiens) et considérablement moins forte qu’en Chine, c’est aussi très intéressant pour le lancement d’application.
En gros, les 19% de Chinois connectés sont vraissemblablement parmis les plus huppés, et comme c’est cette frange de la population qui intéresse nos amis les marketeurs, elle représente un vrai potentiel.
Les internautes chinois sont peut être des happy few à l’échelle du pays, mais représentent quand même une « masse » considérable.
Dans 10 ans, et même moins, ils représenteront sans doute avec leurs amis Indiens plus du tiers des internautes mondiaux, et ça va forcément impacter nos usages, nos médias, notre « écosystème » web.
Comment ? Je ne suis pas assez compétent pour le dire, il y a un aspect culturel qui rentre en compte, qu’attendent les asiatiques du web ? Quelles sont les services qu’ils utilisent le plus ?
Le truc drôle là dedans est que cette population est à l’heure actuelle une des plus cloisonnée, paradoxe ultime sur la toile où la liberté et l’hyper accès à l’information est de mise.
Voir aussi :
- Être hype sur le web, dans 5 ans
- Dans 2 ans, on n’aura jamais autant glandé au bureau.
- Le journalisme sportif, dans 10 ans
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