Prospectivite

23 juin, 2011

Merci Josée

Posté par: Guewen Dans : Divers

On a déjà remercié Simone, et comme j’aime les femmes (surtout la mienne, faudrait pas qu’elle se vexe), j’ai envie de clamer toute ma gratitude à l’amie Josée.

Si tu es amateur de soirées en couple, tu connais forcément celles que d’un commun accord vous vous êtes décidés d’affubler du qualificatif « peinard ». Ambiance on se sustente l’estomac avec un truc pas trop compliqué, potentiellement livré, on se dirige fissa vers la couette, on se cale le PC portable sur le plateau servant habituellement pour les petits déjeuners au lit (on est jeudi alors je vais te faire une confession :  je n’ai jamais usité l’ustensile sus nommé pour sa fonction première, si tu pensais que j’étais un romanticocucul, te voilà bien déçu(e)) et on se met en quête d’un composite audiovisuel d’une durée décente et potentiellement satisfaisant pour les deux parties.

C’est à ce moment précis que la soirée peut basculer, parce que choisir un film en binôme, surtout entre amoureux, ça peut être une tannée révélatrice de tout ce que finalement vous n’avez pas en commun.
Oui, tu pensais la ou le connaitre, mais tu n’aurais pas soupçonné qu’un être normalement doté en connexions neuronales puisse être vraiment attiré par l’humour subtil de Ben Stiller, ou prompt à larmoyer devant une comédie romantique avec Hugh Grant.
Le type de film ou le sous titrage sont autant d’obstacles que vous n’arrivez pas à franchir ensemble, et las, au bout d’une demie heure vous abandonnez votre quête en soupirant pour finir la soirée par une autre activité (je ne te ferai pas de dessin sur les différents moyens de terminer une soirée sous la couette en bonne compagnie, pour la bonne et simple raison que je dessine très mal).

Parce que ce genre d’incident peut avoir un impact sur la vie des couples et donc sur le taux de natalité de la nation s’il se produit trop régulièrement, l’état a décidé de confier à Josée Dayan la réalisation de grandes fresques historiques et de les diffuser sur la tévé publique.
C’est tout du moins une théorie tout à fait personnelle que je vais me permettre de t’expliciter ici.

Parce que oui, Josée (je sais pas toi, mais moi, dire « Josée », je trouve ça rigolo,  alors excuse moi si j’en abuse dans les lignes à venir), depuis 1974, elle réalise presque un téléfilm par an. Et parce qu’elle est maline, la Josée, elle a choisit d’adapter des pavés ou des séries romanesques, du coup, c’est pas un, ni deux, mais jusqu’à 5 épisodes d’une heure trente qu’elle te livre.

L’intérêt pour la nation, tu l’auras compris, c’est que ses oeuvres audiovisuelles à Josée, c’est du classique que t’as lu pendant ton adolescence, donc tout le monde est d’accord, et qu’en plus ça peut t’occuper plusieurs soirées vu qu’ils sont nombreux.
Des fois que tu hésites quand même avant de te lancer, elle t’a prévu un casting qu’il est toujours le même : Depardieu (les 3, sans doute un tarif de groupe), Jeanne Moreau et Jean Claude Brialy pour la base, avec autour un tas de gens dont les noms t’évoqueront diverses choses, bien que celles ci n’aient pas toujours rapport avec le cinéma, mais soit (si me fais pas confiance, fais toi donc sa téléfilmographie sur Wikipedia, tu jugeras par toi même, mais saches que ça me déçoit qu’après tout ce temps tu puisses encore douter de ma parole, je pensais qu’on avait passé ce cap).

Si je me permets de remercier Josée, c’est donc parce que depuis 3 mois, elle nous a sauvé nos soirées peinards.
On s’est enfilé le gros de son oeuvre : Les Misérables (à noter : c’est une production internationale, preuve que le taux de natalité est une grande cause), Le Comte de Monte Cristo (la pus digeste) et Les Rois Maudits (une sorte de Chevalier de Pardaillec en version longue) soient la bagatelle de 13 soirées pépères sans avoir à réfléchir, rien que ça.

Alors OK, je te l’accorde, Josée n’est pas la Terrence Malick de la télévision publique, elle taille parfois à la hache dans le texte (en même temps Hugo, c’est pas un auteur très développement durable, si tu vois ce que je veux dire), elle a parfois des goûts douteux en matière de décors (ceux des Rois Maudits ont sans doute été conçus sous drogue dure) et musicalement, c’est parfois un peu facile (si après t’être fait Les Misérables, tu n’as pas envie d’étrangler Jean Claude Petit, c’est que tu es sourd), mais oh hein, c’est des productions françaises on t’a dit.

Merci donc Josée, au nom de mon couple, de la fécondité nationale, et de tous ces ados à qui tu as sans doute évité la lecture des grandes oeuvres que tu as adapté sur petit écran.

PS : oui, je  me permets quelques follitudes linguistiques, mais je viens de finir de lire « Zazie dans le Metro » de notre ami Raymond Queneau (oui, il est jamais trop tard, tu me diras),  et ça m’a donné des envies.  Tu m’excuseras cependant de ne pas être à la hauteur du maître, vois plutôt ça comme un modeste hommage.

05 juin, 2011

Introducing Charlotte (Part 3)

Posté par: Guewen Dans : Allongé(e)s

Dernière partie du deuxième chapitre, et je vais te faire une confidence, je suis super à la bourre pour le troisième, mais ne t’en fais pas, j’ai un tas de bonnes excuses, on en reparlera.
Je vais donc devoir faire appel à ta patience, juste le temps de retrouver un rythme qui me permette de tapoter à nouveau sur le clavier les aventures de Kévin et Charlotte.
A très vite compagnon !

Lorsqu’elles arrivèrent chez Benjamin équipées de leur bouteille de Martini Blanc, il était à peine minuit.
C’était une grande collocation Ikea, avec 4 chambres autour d’une grande pièce de vie et une cuisine ouverte. Il y aurait donc 2 ambiances ce soir : un dancefloor défouloir dans la salle principale et un espace lounge autour des fourneaux.
La soirée était encore très sage, les quelques groupes clairsemés n’étant pas encore assez alcoolisés pour oser se mélanger ou danser, l’iPod branché sur la chaine faisant tourner la dernière compil Nova Tunes.
C’était le moment idéal pour un round d’observation en règle, à regarder alentours par-dessus son gobelet en plastique, à la recherche d’une connaissance ou d’un profil Facebook intéressant. Les collocs avaient même prévu un marker pour pouvoir garder son précieux verre blanc toute la soirée.
Julie ne mit pas plus de 10 minutes à se lancer, seule à son habitude, dans une petite tournée des troupeaux de mâles. Sa tactique était simple : elle débarquait le verre vide au milieu du groupe en demandant ce qu’ils servaient à boire. Celui qui lui remplirait son verre en serait kit pour 10 minutes de conversation s’il n’était pas doué, pour une nuit de folie s’il était téméraire. On l’avait déjà vu quitter une soirée au bout de 20 minutes, un beau brun fièrement péché sous le bras.
Pour Elodie, c’était plus compliqué. Elle écoutait scrupuleusement les descriptions truculentes des garçons que Lise lui distillait avec force détails, allant jusqu’aux sujets à aborder. Une fois le profil idéal identifié, elle attendrait au moins une heure avant de l’aborder, tout en se donnant du courage avec quelques verres. Le résultat varierait suivant son degré d’alcool et l’impétuosité de ses concurrentes : trop sobre elle serait maladroite, trop saoule elle tomberait dans les bras du premier charognard venu et trop lente, elle se ferait voler sa cible par une chipie. Tout était donc histoire de dosage.
Charlotte et Lise seraient donc spectatrices et commentatrices, tantôt amusées, tantôt désolées.
Les filles bien dans leurs couples doivent cependant dégager une phéromone particulière, repoussoir à jeunes loups, et il y en avait donc toujours un pour tenter sa chance auprès de Charlotte.
De bonne humeur, elle jouerait le jeu en s’inventant une vie et un prénom improbables. C’est ainsi qu’Irène, meilleure ouvrière de France en céramique originaire d’Ardèche, ou encore Proserpine, militante écologiste fille d’un grand exploitant de plateformes pétrolières prirent vie de manière éphémère dans divers appartements et bars de nuit.
De mauvais poil, elle lancerait une série de questions intéressées à son prétendant avant de lui indiquer, dédaigneuse, qu’il ne rentrait pas dans ses standards de qualité ou de noblesse.
Ce soir là, faute d’amateur, elle restait elle-même, à soutenir une Elodie ayant flashé sur un des collocs et à contempler Julie qui effrayait ses proies trop jeunes pour oser soutenir sa libido.

La bouteille de Martini était vide, elle avait soif, il faudrait donc affronter les lourdauds de la cuisine.

19 mai, 2011

Introducing Charlotte (Part 2)

Posté par: Guewen Dans : Allongé(e)s

Suite du deuxième chapitre d’Allongé(e)s, toujours avec Charlotte et ses potes.
J’ai un projet que je ne qualifie pas encore de complètement débile en tête autour de ce peut-être roman, il faudra qu’on en parle, ça  a rapport avec des cartes, des ballades et de la chope, tu devrais aimer.
Ah et puis j’en ai aussi un autre mais il faut encore que j’en parle à mes conseillers es idées à la con, il faudra sans doute que je te parle de ce concept fumeux un jour.
Sur ce je te laisse, je viens de me rendre compte qu’après ce billet, il ne me reste plus qu’un petit bout à te mettre sous la dent et que ce chapitre 3 n’avance pas comme je voudrai (oui bon d’accord, j’ai juste écrit un résumé de 5 lignes pour l’instant ça va oh hein).

Elle arriva donc avec un peu plus d’une demie heure de retard, Elodie, Julie et Lise avaient déjà siroté un verre de vin en l’attendant, elles avaient l’habitude.
-Wow, un jean, des converses et un top noir… tu t’es mise sur ton 31, l’accueilli Lise, sensiblement habillée de la même façon.
-Hum…Crémaillère, Appartement, Stagiaires, Alcool, 20eme… lui énuméra Charlotte. Pas tout à fait les conditions idéales pour sortir mes Louboutins. Et puis si un de ces ados avinés me renverse sa bière dessus, je n’aurai pas à le ruiner avec la facture du pressing.
Elle se servit un verre de vin.
Elodie et Julie étaient un brin plus habillées, mais pour elles qui travaillaient dans une banque, ne pas mettre de talons et se détacher les cheveux suffisait à avoir l’air décontracté.
-Moi j’ai rien contre les petits stagiaires innocents, sourit Julie, et puis pour Elodie et toi, Lise a promis qu’il y aurait d’autres types de son agence, dans vos âges, ils sont marrant généralement ces gars qui font de la pub.
Julie avait bien 5 ans de plus que les trois autres qui s’étaient connues au lycée avant d’échouer à Paris pour le travail. Depuis qu’elle avait fêté ses trente ans, peu importait l’âge de ses compagnons d’une nuit, pourvu que cela ne dure pas plus longtemps, justement.

Le diner se déroula comme prévu : Julie raconta ses dernières chasses, Elodie ses dernières désillusions et Lise compta les points en gloussant, toute confortablement installée dans ses 5 parfaites années de couple avec Thomas.
Quant à Charlotte, elle se moqua des victimes de son ainée presque nympho et ironisa sur les faux espoirs de sa meilleure amie, son statut de célibataire endurcie lui donnant le droit de se sentir aussi peu concernée que Lise.
Elle commanda une deuxième bouteille de vin avec le secret espoir de faire durer la seule partie du programme de la soirée qui lui convenait. Avec un peu de talent, elle les trainerait dans un bar où elles oublieraient la soirée.
Son plan aurait pu fonctionner si Lise, en bonne mère maquerelle, n’avait pas sorti son mobile pour faire le tour des profils Facebook des invités à la soirée. Forcément, Julie en avait profité pour faire son carnet de bal et Elodie y avait repéré quelques beaux gosses se déclarant célibataires ou en relation libre.

Facebook était devenu plus efficace qu’une soirée rallye pour planifier des rencontres entres jeunes gens partageant les mêmes centres d’intérêts. A partir d’un nom et d’un prénom, vous avez accès à bien plus d’informations qu’en une heure d’interrogatoire en règle. Une vie entière à portée de clic, la meilleure conseillère matrimoniale du monde dans la poche.
Vivement l’avenir prochain où votre mobile vibrera lorsque vous vous tiendrez à proximité d’une personne partageant vos passions et vos critères socio démographiques.
Bourdieu aurait pu prendre sa retraite bien plus tôt s’il avait eu le réseau social entre les mains ironisait Charlotte.

Elle jeta sa dernière carte en payant une tournée de saké avec le café, en vain.
Il était 23h30 quand elles sortirent du restaurant thaïlandais après s’être relayées pour se repoudrer le nez. Elodie était en super forme, Julie d’attaque et Lise n’aurait raté le spectacle pour rien au monde, Charlotte était condamnée.

11 mai, 2011

Le jour, l’heure et l’endroit

Posté par: Guewen Dans : Divers

Petit break dans la publication d’Allongé(e)s pour te proposer ma nouvelle qui s’intitule « Le jour, l’heure et l’endroit » comme ton esprit fugace aura pu le deviner.

J’en parlais donc en novembre,  ça c’est fait un peu dans la douleur (rien de bien dramatique pour un procrastinateur, rassures toi), mais ça a valu le coup puisque ça a eu l’air de suffisamment plaire au jury du Prix Plume d’Agence pour qu’il me publie dans son recueil.
A ce sujet, si tu veux la belle édition chez La Table Ronde avec les 11 nouvelles (dont certaines sont vraiment biengs), tu peux la trouver par correspondance sur le site du prix pour 15€ plus les frais de port (crois moi, j’aurais adoré te faire un lien vers Amazon).

Pour télécharger le PDF de 12 pages qu’il est fort joliment illustré par Laurence Duchemin c’est donc là qu’il faut cliquer avec ton petit doigt musclé.

Pour la petite histoire, ça aurait pu s’appeler « Un samedi après midi, à 16h, dans une brasserie du centre ville », et la soirée de remise des prix a été un grand moment de solitude (si la lecture de ce blog te laisse penser que je suis un grand bavard, saches que tu te fourvoies grandement cher(e) ami(e)). Il n’est aussi pas impossible qu’un jour ça devienne potentiellement un court métrage peut être réalisé par Julien Lecat, mais je mets tout ça au conditionnel.

Ah oui, dernier truc, sois cool, on est sur l’Internet, tu peux consulter ça sur ton mobile ou ta tablette numérique, alors s’il te plait, ne l’imprime pas.

06 mai, 2011

Introducing Charlotte (Part 1)

Posté par: Guewen Dans : Allongé(e)s

Youpilala, on commence le mois de mai sous le soleil avec le deuxième chapitre d’Allongé(e)s. Si tu arrives en retard, tu peux te faire le premier chapitre ici, sinon, désolé de poster si tard (on sait jamais, des fois que, mais bon hein).
Je te présente donc Charlotte et ses potes, pour la première des 3 parties, ce qui me fait me dire que je n’ai pas encore commencé le troisième chapitre, mais j’aurai aussi ma nouvelle à te publier alors ça va, j’ai le temps.

Elodie en était à son troisième texto et à son deuxième message sur le répondeur de Charlotte.
Pour cette dernière, ça signifiait qu’il n’y aurait pas d’échappatoire possible et que les filles s’étaient mises en tête de la faire sortir ce soir.
Adieu donc bain, bouquin et glandouille sous perfusion de France Inter.
Bonsoir restaus entre filles, séances bitching et fin de soirée à se faire draguer par des relous alcoolisés.

Charlotte pensait pourtant avoir eu sa dose de sociabilité pour aujourd’hui.
Seule pour fermer le cabinet dentaire, elle avait du faire la causette avec sa dernière patiente, madame Béchu.
-Et vous mademoiselle Bertin, vous partez pour Pâques ?
-Oh non vous savez, je viens de m’installer dans le cabinet, je dois encore travailler pour mériter des congés.
-C’est vrai que vous êtes jeune, mais vous avez du travail, c’est déjà ça. Et puis vous verrez, Paris au mois d’Avril, c’est idéal pour les amours !
-… (mettre les clés dans la serrure, regarder sa montre, lui faire comprendre qu’elle est pressée)
-Excusez moi, c’est un peu déplacé, mais j’ai bien vu que vous n’étiez pas mariée, belle comme vous êtes, c’est que vous travaillez trop !
-C’est exactement ce que me reproche ma petite amie ! (petite poussée dans le dos de la bavarde vers la sortie, joli sourire, voix douce)

OK, c’était un peu gros cette histoire d’homosexualité, mais ça avait été radical. Après 2 secondes de grands yeux interloqués et de bouche ouverte, la vieille l’avait salué et était partie d’un pas décidé et la tête basse, sans doute pleine de pensées sur cette jeunesse qui va à vau l’eau.

Il était donc 16 heures en ce premier samedi ensoleillé d’Avril quand Charlotte remonta la rue des Vinaigriers vers le Canal Saint Martin pour se poser à la terrasse du Café Prune afin de s’adonner à une heure de lecture accompagnée d’un Coca Light.
Ce qu’elle aimait le plus dans ce bistrot à bobos, c’étaient le caractère absolument déshumanisé de ses serveurs et la joyeuse indifférence de la clientèle.

Là où le quidam pourrait s’offusquer devant si peu d’attention et de sourires, elle goûtait le plaisir simple de réduire sa conversation au minimum vital : « Coca Light », puis une heure plus tard « L’addition ». Pas de s’il vous plait, pas de merci, pas d’au revoir, de toutes façons le serveur ne les lui rendrait pas. Le reste de la clientèle est sans doute là pour les mêmes raisons, et pour ce petit côté m’as-tu vu.

Si d’aventure, absorbée par les conversations alentours, cet autre plaisir des terrasses parisiennes, elle n’avait pu lire, elle le ferait pendant la demie heure de metro la ramenant chez elle, ligne 8, de République  à Boucicaut.
C’est ce qu’elle fit cet après midi là, 2 jeunes hommes bien du quartier essayant de jauger les tendances en matière de boite de nuit lui ayant accroché l’oreille (si on lui demandait son avis, elle saurait désormais que le Social (Club), c’est plus ce que c’était).

A 19 heure donc, alors qu’elle venait de se poser après quelques courses, Elodie avait fini de ruiner son plan de soirée anti sociale.
Il restait une heure et demie à Charlotte avant de retrouver les filles chez Madame Shawn, face au Carreau du Temple. En enlevant la demie heure traditionnelle de transport, les dix minutes de changement de tenue et de maquillage rapide et en rajoutant sa demie heure de retard réglementaire, il lui restait donc un peu plus d’une heure avant de décoller.
Largement le temps de prendre un bain, bercée par la voix de Vincent Josse sur les ondes.


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Prospectivite ?

Parce que je suis un grand bavard tout seul dans ma tête, et qu'à la fin, j'en ai assez de me demander pourquoi.