13 août, 2010
Jean-Michel veut faire la fête (Part 1)
Posté par: Guewen Dans : Les Petits guides de Jean-Michel et Martine
Jean-Michel est un homme comme vous et moi, d’ailleurs, si c’était une femme, on l’appellerait Martine.
Parce que Jean-Michel se retrouve parfois dans des situations où il doute, où il a besoin d’avoir des réponses, et que Google ne peut pas toujours lui être du meilleur secours, il a besoin des conseils d’un autre Jean-Michel, et ici, en l’occurrence, ce sera ton humble serviteur, Jean-Michel parmi les Jean-Michel (si j’insiste sur ce point, c’est que j’adore dire Jean-Michel, ça a un côté rétro / moustache / bobo terriblement tendance, merci à un certain Patrick M. d’être une intarissable source d’inspiration pour le Jean-Michel blogueur que je suis).
Aujourd’hui, on va aider Jean-Michel à festoyer dignement avec ses amis (je dis on, parce qu’on a tous envie d’aider Jean-Michel, parce qu’on est tous des gens sympas prêts à aider son Jean-Michel* de voisin, c’est mon côté bisounours).
Soyons clairs, on n’organise pas la boum de ses 10 ans de la même manière que son pot de départ à la retraite, alors pour aider Jean-Michel, on va découper ça en fonction de son âge.
Organiser la boum de ses 10 ans.
A 10 ans, on a tous envie de faire une bonne grosse boum histoire de danser un slow avec Jennifer (pour ceux qui ne suivent pas, quand on a 10 ans de nos jours, on s’appelle forcément Kevin si on met des pantalons et Jennifer si on met des jupes, cf ici) et de qui sait, pouvoir lui voler un piou et se proclamer amoureux (définitivement, on n’est quand même pas très fut-fut à cet âge là).
La préparation :
Réclamer de manière suffisamment fréquente et bruyante à sa pauvre mère qu’on veut faire une boum. Au besoin, casser quelques jouets et ne pas finir sa purée Mousline.
Maman est géniale, elle s’occupe de tout.
Les invités et la communication :
A part ceux que tu peux vraiment pas piffrer et que tu as envie de faire rager (oui, on dit « faire rager » à 10 ans, enfin en tout cas par chez moi, on dit ça), tu invites toute ta classe et quelques voisins.
Le bouche à oreille suffit largement, sauf si tu as une après midi arts plastiques libre que tu pourras mettre à profit pour faire de jolis cartons d’invitations. Ca fera plaisir à maman qui ne sait plus où mettre tes colliers de nouilles.
Le lieu :
Une bonne boum, ça se passe dans un garage ou un salon avec les volets fermés, avec une table pour poser le cake et le banga, des chaises pour que les filles puissent attendre les garçons et un mur pour que les garçons puissent s’adosser en attendant d’avoir le courage d’aller inviter une fille à danser.
Le jour et l’heure :
Un mercredi après-midi, jamais en été, parce que tes copains, ils sont pas là l’été (spéciale dédicace aux gens nés comme moi au beau milieu de l’été et n’ayant par conséquent jamais pu faire de boum, je suis sûr que ma mère avait prévu le coup).
Début 14h quand les papas et les mamans peuvent te déposer après la pause déjeuner , fin vers 18h, quand ils ou elles rentrent du boulot, bien contents d’avoir économisé la nounou pour une après midi et de savoir que tu as du suffisamment te défouler pour leur foutre la paix le soir.
Le boire et le manger :
Du cake et du banga, mais on l’a déjà dit.
Les plus fous iront jusqu’au Champomy, mais n’oubliez pas que sans alcool, la fête est plus folle.
L’après :
Laisser papa et maman faire le ménage, en jouant sagement avec tes nouveaux jouets dans ta chambre.
Organiser la teuf de son bac :
Le bac, c’est ton passeport vers l’indépendance. Si tu as déjà goûté aux joies d’une bonne cuite lors de soirées où tu étais officiellement chez ton pote qui était officiellement chez toi, tu sais que celle là, tu n’auras pas besoin de mentir pour la faire, et que papa et maman sont tellement content de te voir enfin quitter la maison / sont si fiers de toi qu’ils te laisseront faire ce que tu veux, du moment que tu ne rayes pas la voiture et que tu utilises un préservatif.
La préparation :
Avoir une présence régulière (mais tout est relatif) durant ta terminale, te gaver d’annales (du bac, espèce d’esprit tordu) à partir de juin et mettre un joli costume pour les oraux, ensuite, prier pour que ton académie n’ait pas atteint ses quotas et que tu passes de 3 à 15 en philo par un coup de baguette magique du recteur.
Les invités et la communication :
L’académie, dans sa grande mansuétude, se charge elle même de faire des listes plutôt claires et de les afficher à un endroit stratégique à cette période de l’année (généralement, devant ton lycée), pour les flemmards, il y a aussi le minitel et Internet (vivement le jour où ils enverront les invits par texto).
Je conseille vivement les affiches pour l’ambiance qui y règne, celle ci ressemblant étrangement à Twitter lorsqu’une grande marque envoie les invitations pour une soirée bloggeurs über cool : les invités y clament que c’est normal que leur travail soit récompensé ou qu’ils ne s’y attendaient pas, les recalés s’y plaignent que c’est vraiment dégueulasse ou indiquent que de toutes les façons, ils n’ont jamais aimé la dite marque qui leur fait donc payer.
Le lieu :
Tu trouveras bien un pote dont les géniteurs sont partis pour la préchauffe et une boite au nom un peu naze (pour moi, c’était le Rafal Flash, ça ne s’invente pas) à portée d’autostop.
Le jour et l’heure :
Si tu es brillant (ou chanceux, c’est selon), tu peux fêter ça dès le vendredi qui clôt la semaine d’examens, si tu l’es un peu moins, tu pourras faire la belle quelques jours après. Dans tous les cas, faire les 2 n’est pas proscrit.
Le boire et le manger :
Les rayonnages inférieurs des supermarchés regorgent de produits à forte connotation éthylique à un prix aussi raisonnable que le goût est douteux, mais vu que tu sais déjà mélanger du whisky et du coca dans une bouteille en plastique, tu n’as pas vraiment besoin de mes conseils pour cette partie.
Tu rempliras allègrement ton estomac de pizzas surgelés et/ou de curly, histoire d’avoir quelque chose à en faire ressortir.
L’après :
Comme tu es jeune et peu expérimenté, tu ne connais pas les mérites et bienfaits de l’Alka Seltzer, du coup, tu as mal, très mal.
Il va t’être terriblement difficile de passer à côté de l’interrogatoire parental suite à ta première cuite officielle.
Maman te demandera si tu n’as pas trop mal aux cheveux, papa si elle était jolie avec un sourire si tu es un garçon ou si tu l’as fait, l’air un peu anxieux, si tu es une fille.
Pour ta crémaillère à 25 ans, ta soirée entre (couples d’) amis à 30, celle à 45 et ton pot de départ à la retraite à 63 ans, tu vas devoir attendre un peu Jean-Michel, il se fait un peu tard pour terminer ce guide.
*L’utilisation abusive du Jean-Michel dans cet article a pour unique but d’installer la marque Jean-Michel dans ton subconscient (et qui sait, peut être dans Google, je serai tellement fier).
Quand on fait de la publicité on veut que le logo soit bien gros (il ne l’est d’ailleurs jamais assez), comme tu auras remarqué que j’ai une utilisation plus que limitée de l’iconographie ici bas, je suis bien obligé de faire avec ce que j’ai sous la main.
Ton oeil affûté aura d’ailleurs remarqué qu’il faudra travailler le branding de Martine une prochaine fois, tu peux me faire confiance.





